http://fr.youtube.com/watch?v=LMTnZ0_dAx4
Cette publicité a un développement très lent qui suscite la curiosité chez le téléspectateur. Les prises de vues et les mouvements de caméra tendanciels s’amalgament bien aux divers éléments physiques du décor pour rejoindre la cible : les jeunes hommes. En effet, une belle voiture sport aux couleurs flamboyantes ainsi que de jolies demoiselles aux poses et aux vêtements sexys est habituellement un gage de succès chez cette strate de la population. La mise en scène rappelle grandement les salons de l’auto et la prépondérance de l’image sont des signes évidents de la tentative de rejoindre les jeunes hommes. Les images des mannequins qui sont dévisagés, lacérés ou démembrés sont à mon avis judicieusement choisies. Puisque les blessures sont cicatrisées, l’annonceur représente bien les traumas post-accidents. À l’habitude, ce type de campagne montre les simulations d’accidents et de blessures tel quel sans faire référence à l’avenir des victimes. Je trouve que cette situation est à même de nous montrer les conséquences à longs des comportements fautifs sur les routes. De plus, bien que les blessures ne soient pas agréables au coup d’œil, elles ne sont repoussantes ce qui nous permet de regarder la publicité sans dégoût ou sans tout simplement tourner la tête. Même l’aspect sonore contribue à l’atmosphère générale de l’annonce : au départ, la musique électronique populaire chez les jeunes segmentent adéquatement le public. Ensuite les sons ralentissent et deviennent en distorsion ce qui fait un bon parallèle avec le cours de l’intrigue publicitaire en montrant que la vie après un drame n’est pas toujours belle. Je trouve aussi ingénieux de montrer de jeunes femmes dans la vidéo car la cible peut associer ces dernières comme leur copine : ici, c’est les sentiments des jeunes qui sont touchés, ce qui est beaucoup plus effectif.